Je classe cet article intitulé "Cinema Paradiso ou la grande déception" dans la rubrique projection puisque c'est en parti (ou totalement ?) MK2 qui a organisé cet événement.
Vendredi, ma chère et tendre Aubergine me fait savoir qu'il y a un SUPER drivin au Grand Palais et que des bons films rétro vintage sont projetés. Et qu'en plus, comble du comble, il serait possible de regarder les films dans une Fiat 500 (la Fiat 500 et nous, c'est une histoire d'amour). Ni une ni deux, je me rends sur le site Cinéma Paradiso (http://www.mk2cinemaparadiso.com/) pour voir ce qu'il en est réellement.
Une belle programmation, mais une page web qu'on ne comprend pas trop
Du 10 au 21 juin 2013, MK2 présente Cinema Paradiso au Grand Palais: le plus grand Drive-In jamais réalisé dans une capitale. On pouvait revoir de très bons vieux films comme The Big Lebowski, les dents de la mer, la fièvre du samedi soir ou Dirty dancing. Les plus chanceux pouvaient, pour la modique somme de 39€ être dans une Fiat 500. Les autres sont dans des sièges de ciné et des transats. Un peu, finalement, comme le cinéma en plein air de la Villette, mais payant.
Sur le site http://www.mk2cinemaparadiso.com, on peut découvrir sur une page unique, toute la programmation de l'événement. Entre les films, le clubbing, la junk food et les expos. A chaque "rubrique", il y a un lien qui emmène sur le site de la Fnac pour réserver ses places. C'est bien fichu mais on s'y perd quand même un peu. Trop d'information, tue l'information.
La junk food
Alors oui, le cheeseburger n'est pas mauvais. Mais il coûte quand même 10€ et pour 6€ de plus, tu as des chips molles à l'huile et une micro salade... Pareil pour le poulet frit... 12€ les trois pilons. OK, on est dans un lieu festif, mais les prix sont exorbitant !
Ma plus grosse déception : les expositions
Nous sommes arrivées à 11h30... Une grande partie des animations étaient encore "fermées", alors que le lieu ouvre à 11h ! (il parait que les animations ferment à 21h...). Je ne me souviens pas voir vu (ou alors j'ai de la merde dans les yeux les 50 œuvres de L’Echappée Belle. Ce fameux parcours pour montrer que la puissance créative et l’audace sont les armes dont nous avons besoin pour sortir de la crise. Oui, j'ai vu un photomaton avec un Vélib... Wow. Dommage, le photomaton n'était pas en marche.
Au-delà de cela, il y avait des bornes d'arcade où l'on pouvait jouer à des grannies oldies de type Gauntlet (la borne était HS), Pacman (la borne étant en plein soleil, on ne voyait rien) ou King of Fighters (KOF pour les intimes) 94 avec, bien sûr, crédits ILLIMITES ! C'est sympa 5 minutes... mais bon. Ca fait un peu chier de payer 11€ pour jouer à des jeux qui trainent encore dans nos caves.
J'ai quand même testé un truc sympa : un jeu de course en 3D. Assez immersif, mais, comme pour Pacman, j'ai l'impression qu'ils n'avaient pas prévu qu'il puisse un jour faire beau sur Paris. Je ne voyais presque rien sur mon écran...
De la publicité partout
Alors oui, c'est aussi un peu emmerdant d'arriver dans un lieu, où tu as payé pour entrer, et te retrouver face à des stands d'expo comme dans une boutique. Entre Colette, Mattel ou Fiat, c'était un peu du foutage de gueule... Bonjour Monsieur, vous êtes monté dans la Fiat 500L (oui, c'est celle que je voudrais pour mon anniversaire, si le CM de Fiat (voire le DG) me lit...), voulez-vous réserver un essai ? Sic... Et puis une partie des animations étaient aussi payantes. Par exemple, le truc con, personnaliser sa canette de 15cl de coca. Pour pouvoir le faire, il faut d'abord acheter du coca... Whouhouuuuuu
En conclusion
Tout ça pour dire que cette matinée à Cinéma Paradiso était une énorme déception. Je regrette de ne pas avoir lu cette critique parue dans Rue89 avant... Je me serais abstenu d'y aller...
En plus, on a perdu le borsalino de ma fille, il y a son nom et mon numéro dans le chapeau... J'ai espéré qu'une âme généreuse m'appellerai pour nous restituer ce petit chapeau qui ne va QUE sur la tête d'un enfant (même sur un nain, je ne pense pas que ça irait)... Mais j'ai peut être trop confiance en la bonté humaine...