Une nouvelle batterie de restrictions et d’interdictions de l’information vient d’être annoncée dimanche 25 septembre par le Conseil national de l’information et le ministère de l’Information chinois. Les sites d’actualités doivent "donner la priorité" aux informations et commentaires délivrés par les principaux organes de presse nationaux ou provinciaux.

"Les sites d’information en ligne qui publient des articles contenant des informations falsifiées, de la pornographie, des jeux d’argent ou de la violence risquent des peines sévères, voire la fermeture", écrit le China Daily. Des amendes pouvant aller de 10 000 à 30 000 yuans – environ 1 000 et 3 000 euros. "Nous avons besoin de mieux réguler les services d’information sur Internet avec l’émergence de tant d’articles malsains qui pourraient induire le public en erreur", a précisé un porte-parole du bureau de l’information du Conseil d’Etat. La Chine bat, depuis plusieurs années, The Great Firewall, un système de protection informatique destiné à contrôler le contenu diffusé aux 100 millions de Chinois internautes. Son nom fait évidemment référence à la Grande Muraille. Grâce à l’aide de sociétés occidentales comme Microsoft, Cisco, Google ou Yahoo, les autorités filtrent les sites étrangers, interdisent les blogs, limitent les discussions en ligne et censurent les messages instantanés.

"La responsabilité la plus importante des sites d’information sur Internet est de servir le peuple, servir le socialisme, guider l’opinion publique dans la bonne direction et soutenir les intérêts du pays et du bien public", annonce la nouvelle législation chinoise sur le contrôle d’Internet. La pensée unique continue sa longue marche.