La Chine lancera un nouveau vol spatial habité deux ans, le 13 octobre 2005. Le premier vol habité chinois, Shenzhou V, avait été lancé le 15 octobre 2003. La mission a duré 21 heures avec un seul homme à bord, Yang Liwei qui avait fait quatorze fois le tour de la Terre. Il est revenu en héros national. Il a surtout "révisé" une croyance centenaire : La Grande Muraille de Chine n'est pas visible depuis l'espace. "Vue de l'espace, la Terre est belle, avait-il dit, mais je n'ai pas vu notre Grande Muraille". Normal, une des explications avancées par le cosmonaute sino-américain Leroy Chiao est que "la possibilité de voir la Muraille est peut-être d'une fois en quelques jours". La révolution d'une station orbitale autour de la terre est de 90 minutes, et elle survole notre planète à une altitude de 360 kilomètres et à une vitesse de 8 kilomètres par seconde, l'orbite étant chaque fois différente.

Ces millions de yuans dépensés à découvrir l'inconnu, les mystères de notre univers. Alors qu'en bas, des milliers de Chinois continuent à vivre en dessous du seuil de pauvreté estimé à 1 dollar américain par jour selon les normes internationales. Les politiciens ont encore du mal à juger des priorités nécessaires pour leur pays. Comme le dit si bien le chanteur français bénabar : "La conquête de l'espace c'est l'avenir des humains. C'est pourquoi on ne lésine pas sur les moyens. La preuve : mon scaphandre vaut tellement de fric qu'avec on pourrait soigner la moitié de l'Afrique."