On parle pas mal des Human beatbox en ce moment sur le net. Voilà une artiste impressionnante qui joue de sa voix comme d'un instrument : Camille.
Fille d'une mère enseignante et d'un père écrivain, elle entre en hypokhâgne au lycée Henri-IV de Paris. Elle est ensuite admise à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle consacre son stage à la production de son premier opus, Le sac des filles, en 2002. A sa sortie fin 2002, l'album connait un accueil mitigé de la critique, ce qui n'empêche pas plusieurs titres d'intégrer la playlist de France Inter (Paris, Le sac des filles, Les ex).

En 2005 sort l'album Le fil, un album au concept étonnant, construit sur le « fil » ou le « bourdon » : une seule note, un si en l'occurrence, qui commence au début de l'album et ne s'arrête qu'à la fin (35 minutes après la dernière chanson). Co-arrangé par le réalisateur anglais MaJiKer, toutes les chansons sont construites sur une exploration de la voix, avec pour seul instrument une contrebasse et parfois un clavier. Sur scène, Camille reproduit ce minimalisme. Elle utilise l'oversampling pour retrouver la complexité des arrangements vocaux de l'album. Sly (beatbox) MaJiKer (piano, accordéon) et Martin Gamet (contrebasse, basse) l'accompagnent. Cette fois la critique est unanime et salue l'originalité de l'œuvre. Le single Ta douleur fait un carton et Camille enchaine interwiews et passages télévisés. Douze mois après sa sortie, l'album est disque de platine, il approche les 500 000 exemplaires vendus. Tandis que le prix Constantin puis deux Victoires de la musique confirment l'adhésion de la profession, la longue tournée qui suit démontre l'engouement du public. (Merci Wikipedia)

Voici deux prestation de Camille sur le plateau de Taratata présenté par Nagui. Tout d'abord le port, puis ta douleur, toutes deux extraites de l'album Le fil.