Quand j'ai vu les affiches de 300, je me suis dit : "qu'est-ce que c'est encore ce film de blaireau ?". Quand j'ai vu lu que les décors de 300 étaient en images de synthèse, je me suis dit : "merde, c'est même pas du carton pâte, ça va vraiment ressembler à rien ce film..." Et finalement, je me suis laissé tenter (la victime est si belle et le crime est si gai !).

Prenez plein d'hommes qui ont fait la couverture de Men's health (vous savez les grosses barraques avec des tablettes de chocolat). Vous en prenez un, vous le nommez chef des tablettes de chocolat, il s'appellera Léonidas, même ! Vous leur donnez des boucliers et des lances et le film 300 peut commencer !

Une avalanche de plans aussi sanglants que spectaculaires. Des gros plans, des jeux de vitesses, l'action est maîtrisée à merveille. Les scènes de combats sont tout bonnement magnifiques. De plus, je craignais que les images de synthèses soient trop présentes. Et non ! Le traité est telle que les acteurs s'incrustent parfaitement dans le décor. La réalisation de l'atmosphère visuelle n'a rien à envier à Sin City. La technique utilisée dans 300 s'appelle le "Crush" consistant à "écraser" les couleurs sombres pour valoriser et renforcer leur éclat. On ne s'attardera pas sur le côté historique de la chose même si le scénario s'inspire de la bataille de Thermophyles qui aurait eu lieu entre 481 et 480 avant Jésus Christ. Ma note : 7,5/10

Mention spéciale pour la tournure du scénario : Pourquoi ? Parce que dans ce film, on pose les Spartiates comme des gentils. Et les Persans comme des méchants. C'est peut-être comme ça que l'histoire occidentale l'interprète, mais là n'est pas le débat. C'est plus, comment peut-on positionner, honnêtement, un peuple qui sacrifie ses enfants masculins à la naissance comme gentil ? D'autres personnes ont fait ça plus tard dans l'histoire mondiale et on ne les a pas vraiment considérées comme des gentils... Bientôt un article sur l'eugénisme !