Trois syndicats de journalistes - SNJ, CGT et CFDT - appellent employeurs, salariés et élus à la "vigilance" face aux menaces qui pèsent sur la profession et la liberté de la presse en France. Dans une tribune commune publiée dans Le Monde daté du mardi 5 juin, ils repointent les "événements récents" qui ont mis en évidence les "liens que les patrons des médias dominants entretiennent avec le Président Sarkozy". Ils citent notamment la "censure dont a été victime la rédaction" du Journal du Dimanche à propos d'un article sur Cécilia Sarkozy et la nomination d'un proche du nouveau président à TF1.
"Nous espérons que, pour (Nicolas Sarkozy), le droit de pouvoir informer librement et sans contrainte et le droit d'avoir accès à une information honnête, plurielle et de qualité restent des éléments consubstantiels à notre démocratie", écrivent-ils.

Nicolas Sarkozy a pas mal d'actif au niveau de cette dite-censure. L'éviction d'Alain Génestar ex-directeur de la rédaction de Paris Match, la non-publication du livre Cécilia Sarkozy, entre le coeur et la raison, cette affaire du JDD... Et récemment, mais c'est son grand ami Bolloré, le passage à la trappe d'un article compromettant pour la police française dans Matin Plus.

Après avoir médiatisé à n'en plus pouvoir Sarkozy et sûrement aidé à son élection dans le seul but de créer de l'audimat, les médias crient désormais au loup contre lui et ses liens avec les patrons des médias dominants. Ca me rappelle le schéma de 2002 entre l'islamophobie, la violence et les banlieues avant la Présidentielle, le grand pas en arrière et les regrets des médias face à cette sur médiatisation qui a amené Le Pen au second tour... Une question se pose, cette "censure" et ce choix éditorial dans les articles à publier n'existaient-ils pas avant la mise en avant de M. Sarkozy dans les médias ? Je n'en sais rien... Cette question est ouverte, si vous avez une réponse, je suis preneur !