100 à 140 milloins de filles et de femmes dans le monde ont subi des mutilations sexuelles selon l'Institut national des études démographiques (INED). Près de 6,5 millions des victimes de ces pratiques, qui ne sont pas liées à la religion, vivent dans les pays du Nord, en Europe principalement.
Les excisions sont surtout pratiquées en Afrique sub-saharienne et dans certains pays du Proche-Orient et d'Asie du Sud-Est. En Afrique, les mutilations, de l'excision partielle du clitoris à l'infibulation (suture de l'orifice vaginal), sont pratiquées dans vingt-huit pays (!). Le nombre de femmes excisées peut varier, selon les pays, de 1,4 % au Cameroun à 96 % en Guinée.
On relie souvent l'excision comme la conséquence d'injonctions religieuses, notamment de l'islam. Mais cette pratique date de bien avant et aucun texte religieux ne permet de la justifier. Le principal facteur de risque est l'appartenance ethnique et non la religion, la pratique de l'excision s'inscrivant dans les rites d'initiation et d'entrée dans l'âge adulte dans certains groupes ethniques. Heureusement, la pratique recule dans la plupart des pays depuis quelques années, mais lentement, et en fonction du degré de mobilisation des Etats. Les mutilations sexuelles ont été interdites en 2003 par les pays membre de l'Union africaine et des lois existent dans la plupart des pays mais sont encore rarement appliquées.
L'étude de l'INED estime que 50 000 femmes adultes excisées vivraient en France. Les mutilations sexuelles ont de graves conséquences tant pour la santé physique que psychologique. La chirurgie réparatrice, pratiquée dans une dizaine d'hôpitaux et de cliniques, surtout en Ile-de-France, ouvre cependant la voie à une réversibilité des lésions.
Mon avis sur la question : Signez la pétition lancée par le RESPECT-EV - Association contre les mutilations génitales féminines. Il est aujourd'hui inconcevable que l'on puisse encore pratiquer ce type de rites initiatique mutilantes et dégradantes... Autant la circoncision peut avoir un intérêt sanitaire, autant l'excision...
