Au détour d'une...

Les évènements et les détails qui ont attiré mon attention

Actu  Bébé Ecologie   Futilité   Lecture   Musique   Geekerie   Pensée   Photographie   Projection   Contactez moi via Twitter

vendredi 27 mai 2011

Peut-on faire confiance à la filière bio ?

Je mange bio, en tout cas, j'essaie de manger bio et cela depuis plusieurs années. J'ai évidemment des coups de mou, de grosses sorties de route. Mais à la maison, je mange bio. Ca revient assez cher, c'est sûr. Mais je préfère dépenser un peu plus plutôt que d'absorber des pesticides à chaque repas. Il y a eu de nombreux débats sur le bio à table ou autour d'un verre, avec des amis ou des connaissances: comment peut-on être sûr que manger bio c'est mieux ? Et surtout, qu'est-ce qui nous prouve que ce qu'on mange est bio ?


Tout d'abord, on sait que manger bio est mieux étant donné le nombre de maladies contractées dans les zones agricoles. Les différents cancers sont notamment une preuve. La dégénérescence des animaux aussi. Et l'état des terres est une alerte pour nous. Comme on dit, c'est souvent le corps qui nous prévient lorsque plus rien ne va. La terre en fait de même. Je vous invite à découvrir le très bon documentaire Nos enfants nous accuseront pour en savoir plus.
Et y a-t-il des certitudes que l'on mange bio ? Je l'espère. Les différents organismes de certification doivent sûrement bien faire leur travail. Les différents macarons AB ou autres ne sont pas remis à la va vite. Mais voilà, tout cela pour en venir à un sujet d'actualité:le concombre tueur...

En fait, ce n'est pas le concombre qui tue, mais la bactérie Escherichia.coli enterohémorragique (Eceh). Elle a été découverte en Allemagne sur des concombres importés d'Espagne, de Malaga et Almeria, en Andalousie. Elle a déjà fait trois morts et plus de 600 malades ces derniers jours. La maladie, très contagieuse, se transmet par des légumes crus mais aussi par contact humain. Le plus inquiétant est que ces légumes seraient bio, des deux marques : "Bio Franet Pepino" et "Hortofrutícola" en Andalousie et auraient pu contaminer d'autres aliments (des tomates, par exemple).

Ce qui est rassurant (ou pas), c'est que cette bactérie, découverte sur des concombres bio, est résistante aux antibiotiques, selon une étude publiée en 11 août 2010 dans le journal scientifique The Lancet. Ce qui veut dire que les cultures "non-bio" ne sont pas à l'abri d'une contamination... Et quand on sait que les enzymes mutent pour se protéger contre les antibiotiques, on ne peut que supputer l'origine de ces maux...

Bref, un article plein de questions mais qui ne détruira pas mes convictions : pour notre avenir, celui de nos enfants et de la Terre. Mangeons bio, mais surtout consommons modérément et intelligemment... A bon entendeur !

mardi 3 mai 2011

Sentir son bébé bouger durant un flashmob

Si toi aussi tu as peur d'avoir des hémorroïdes durant ton congé maternité. Parce que tu as besoin de sentir ton bébé bouger dans ton ventre. Viens danser future maman !

Justin Bieber est un grand chanteur et il fait bouger les baleines de soutien gorge des gros seins des femmes enceintes

lundi 2 mai 2011

Elisabeth Badinter, Le Conflit la femme et la mère

Élisabeth Badinter est une philosophe spécialisée du siècle des Lumières en plus d’être l'épouse de Robert Badinter que nous connaissons tous (enfin je le connais depuis peu) pour son implication dans l’abolition de la peine de mort en France ; c’est un grand monsieur, plein d’humilité et de sagesse. J’aimerais penser de même en ce qui concerne sa chère épouse, mais après lecture de son essai (?) je reste déçue et en désaccord avec la majorité de ses propos.


Mme Badinter tente, ici, d’expliquer, d’interpeller et de prévenir cette nouvelle mode dans la maternité, qu’elle appelle le retour au Naturalisme "retour à la nature". Elle dénonce l’allaitement, la Leche-League, les couches lavables, le bio, la femme au foyer et j’irais jusqu’à pousser "l’instinct maternel" qui, pour elle, empêche la femme d’être l’égale de l’homme et nous rend esclave de notre maternité.

Pour appuyer sa théorie, Élisabeth Badinter, oppose les différents taux de natalité dans les pays Européens, Américains et Japonais. Elle tente d’expliquer le fort taux français, en faisant un parallèle sur notre façon de vivre la maternité pendant le siècle des Lumières, où la mode était de laisser le nouveau-né à une nourrice et de jouir de la vie. L’enfant était alors vécu comme une gêne. Elle renchérit sur tout ce que la France nous offre comme structures et moyens pour nous libérer du lourd carquois que sont nos enfants.
Pour résumer, nous, mères françaises, sommes très heureuses de pouvoir laisser nos enfants à la crèche, halte garderie, école maternelle, etc. et cela le plus tôt possible. De ce fait, cela n’entrave pas notre soif de réussite professionnelle et nous encourage à faire plusieurs enfants (étant donné que d’autres que nous peuvent s’en occuper).
Élisabeth Badinter illustre ses propos d’exemples de cas isolés qui ne représentent absolument pas la façon qu’ont, la majorité des femmes, de vivre leur maternité.
Malgré tout, je pense qu’il y a du vrai dans ce qu’elle énonce, mais elle se trompe de direction.
A mes yeux, l’égalité entre l’homme et la femme n’est pas d’être le clone l’un de l’autre mais plutôt d'être conscient de nos différences, les accepter et les hisser au même sommet (oui y a encore pas mal de boulot). Je ne pense pas, qu’une femme veuille à tout prix faire le même job qu’un homme et toucher le même salaire, je pense avant tout qu’elle veut avoir le choix et être reconnue à sa juste valeur là où elle le souhaite. C’est ça l’égalité entre un homme et une femme : avoir le choix et non le subir !
C’est, donc, reconnaître une femme qui a fait le choix de rester auprès de ses enfants pour les élever et, pour ce faire, il faut la reconnaître en tant que salariée et future retraitée. C’est aussi, accepter qu’une autre femme, prenne un long congé maternité et en conséquence la payer autant que lorsqu’elle travaillait. C’est encore, accepter qu’une femme ne soit pas intéressée par les joies de la maternité et préfère une ascension professionnelle ou même permettre à celle qui le souhaite de lier éducation des enfants et activités professionnelles sans avoir à renoncer à l’un ou l’autre ! C’est donc prioriser les structures avec des crèches intégrées sur le lieu de travail de la mère (plus que ce qu'il y en a déjà), démocratiser le télétravail...

Et les pères dans tout ça ? Leur donner une réelle place dans "les méandres" de la maternité (ouf ! On y vient tout doucement et peut être bien grâce à la tendance naturaliste) et leur offrir la possibilité de prendre le même nombre de jours de congés paternités qu'il y a de jours dans le congé maternité (c'est le minimum !)

Oui Élisabeth Badinter se trompe de combat ! Le retour au naturalisme n'est qu'une prise de conscience de notre consommation à outrance (et tant mieux), et c’est aussi une nouvelle place donnée aux hommes, aux pères, dans le monde de la maternité jusqu’à présent laissé, beaucoup trop, aux mains des femmes et des mères.
Mais ce n'est en aucun cas le retour en force d'une vision patriarcale et machiste ou même d’un vieil héritage "peace and love" dont on serait nostalgique.