Aujourd'hui je tombe sur un article de l'Express : Ovules congelés, l'assurance maternité? Et j'avoue en être un peu secouée.

L'article informe de la possibilité pour la femme de congeler ses ovules dans le but de prévoir une grossesse après 40 ans mais aussi de prévoir une grossesse en cas d'un cancer qui rendrait infertile suite au traitement. La congélation d'ovules existe déjà au Canada, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Espagne. Elle attend le feu vert en France, qui ne devrait plus tarder !


A la lecture de ces témoignages je reconnais ne pas savoir quoi en penser, certes la congélation des spermatozoïdes existent déja, alors pourquoi pas les ovules ? Pourquoi ne pas contrôler sa fertilité? pourquoi pas ne pas décider quand aura lieu sa potentielle grossesse? que faire de cette horloge biologique qui oblige les femmes à se "dépêcher" de faire des enfants?
Aujourd'hui, la plupart, des femmes font des études plus longues qu'au début du siècle, elles optent pour une carrière professionnelle, une indépendance financière, elle attendent aussi de rencontrer la "bonne" personne etc... Alors forcément tout ça retarde le jour de l'arrivée du premier enfant. Et puis c'est vrai que la vie réserve des surprises pas toujours des plus belles, ne vaut-il pas mieux assurer ses arrières finalement?
Dame Nature nous a donné une horloge biologique est ce qu'il n'y a pas une bonne raison? Que penser d'une grossesse après 40ans, n'est ce pas plus difficile pour le corps de se remettre? n'est ce pas plus fatiguant pour la mère? On dit qu'il il y a un temps pour tout, ça peut paraître logique d'avoir moins d'énergie pour élever un enfant une fois la quarantaine sonnée. Mais décidé d'avoir un enfant après 40 ans c'est aussi avoir 60, 63, 64 ans quand son enfant en aura seulement 20. C'est donc, peut-être, ne jamais rencontrer ses petits-enfants.

Et puis, contrôler la procréation n'est ce pas arriver tout doucement à l'eugénisme? Quelles limites imposer? Qui peut imposer des limites quand il s'agit de la vie? Tout ça me fait penser au débat qu'il y a eu quant à la naissance du "bébé médicament". Toutes ces avancées, quand elles sont entre de bonnes mains, sont de très belles choses. Mais quand la folie, l'argent, le désir et même la folie de la jeunesse éternelle entrent en jeu, est ce que toutes ces décisions et ces actes sont toujours justes et bons?
La vie, finalement, c'est aussi faire des choix. Faire des choix c'est renoncer. Mais si on nous donne la possibilité de ne plus avoir besoin de faire des choix, n'est ce pas renoncer à soi et se perdre ?
Ces questions me confortent dans mon idée que la grossesse, la procréation, la naissance et finalement la maternité sont en trains de prendre un tournent considérables, pour le meilleur et pour le pire.
Je vous invite à lire un livre et voir deux films: A.I et Bienvenue à Gataca. Ils traitent de ce sujet, houleux, en soulevant des questions intéressantes (aussi)