Après deux ans de spéculation, Google pourrait lancer son premier mobile le 23 septembre. Selon Andy Rubin, le directeur de la plate-forme mobile du groupe, Google a choisi d' "en mettre plein la vue" afin d'être certain que le premier mobile à utiliser le système d'exploitation Android "impressionnera les consommateurs".
Au lieu de lancer le nouveau système d'exploitation avec une large gamme de combinés issus de différents fabricants de téléphones portables et d'opérateurs télécoms, Google a choisi de travailler presque exclusivement avec le fabricant taiwanais High Tech Computer Corp (HTC) et l'opérateur télécoms allemand T-Mobile pour le premier téléphone sous Android.
"Google veut s'assurer qu'il a suffisamment de contrôle sur le matériel et le logiciel pour qu'ils fonctionnent ensemble", a expliqué Andy Rubin. Apple contrôle étroitement le matériel et le logiciel de l'iPhone. Pour la plupart des observateurs, cette stratégie représente l'avenir du développement des futurs produits.
HTC, qui utilise également une licence Windows Mobile de Microsoft sur certains de ses smartphones (combinés multifonctions), espère que ses nouveaux mobiles sous Android lui permettront d'attirer de nouveaux consommateurs, grâce à la popularité des services de Google comme Gmail ou YouTube.

Le premier mobile sous Android, dont le nom de code est Dream, dépend aussi de l'enthousiasme des développeurs indépendants qui doivent écrire des centaines, voire des milliers de programmes, comme les logiciels de partage de photos. Selon Google, un concours pour attirer les premiers développeurs à déjà donné lieu à 1.759 applications.
Enfin, Google prévoit d'ouvrir son propre magasin en ligne, baptisé Android Market. "Ce n'est pas nécessairement le système d'exploitation qui fait le lien, mais la place de marché", a déclaré Rubin. Contrairement à Apple, Google n'espère pas dégager des revenus en vendant les applications ou en partageant les revenus générés avec ses partenaires. "Nous avons pris la décision stratégique de ne pas partager des revenus avec les développeurs. Nous allons simplement nous passer des recettes éventuellement des opérateurs et des développeurs", a précisé Rubin.
Alors, ça vous donne envie ou pas ?