Au détour d'une...

Les évènements et les détails qui ont attiré mon attention

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dimanche 27 janvier 2008

2008, année non-imposable

Vous souvenez-vous de la proposition de M. Breton de faire de l'année 2008, une année blanche d'impôt... On en entend plus parler... C'est dommage, j'avais prévu de débloquer toutes mes actions (ok, c'est pas le moment... Subprime, Société Générale, dollars, prétrole... Trop de variables fluctuantes) pour m'acheter le jet privé de M. Bolloré. Si j'en deviens propriétaire, je ne le prêterai plus à Nicolas S.

Si vous me soutenez dans cette action, versez-moi plein de sous sur mon compte Paypal... Si vous ne me soutenez pas, vous pouvez le faire quand même. Rapport que c'est une bonne action pour la planète (je sais, vous ne voyez pas le rapport, moi non plus. Enfin si! Parce que je dépenserai vos sous à acheter du bio et de l'équitable. C'est pas formidable ça?)

Toutes plaisanteries mises à part, j'avais déjà pointé du doigt les effets médiatiques du gouvernement passé en 2006 et en 2007. Ce n'est qu'en 2008 que les Français se manifestent en critiquant la sur-médiatisation du président français.

Tiens au passage, un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche affirme que 28% des Français estiment que Ségolène est la plus crédible face à Nicolas Sarkozy et 25% pour François Bayrou. Et? Ce n'est pas suffisant d'être crédible messieurs (et madame) de l'opposition, il faudrait penser à (ré)agir un petit peu, plutôt que de penser déjà à 2012...

Triste France, cher pays de mon enfance...

Vous en pensez quoi? Vous m'avez fait un don, ça y est ?

(Source de l'image: les4verites.com)

samedi 1 décembre 2007

Sarkophage ? Il est vraiment partout ce Sarkozy

Lu dans le Télérama 3020 de la semaine du 28 novembre 2007.

Sarkophage
Ces événements sont réels, pourtant à la maison on ne regarde pas la télévision, mais je concède que la radio fonctionne souvent... Après quelques lectures partagées avec ma fille de 4 ans sur la belle esthétique de l'Egypte ancienne, lectures qui l'intéressent, faites de rois magnifiques et de princesses, je l'emmène visiter l'exposition Pharaon à Valenciennes. Là commence le jeu des compléments syllabiques. "Alors ça, c'est une mo..., une mo... ?" "mie", répond ma fille. "Et là, c'est un masque de pha... ?" "raon", répond ma petite, et je suis très fier au milieu des visiteurs. Je poursuis ; " Et là, c'est un sarco..., sarco... ?" "zy", crie ma fille ! Comment vous dire j'avais envie de rire, mais au fond de moi j'étais terrorisé. Laurent REYNAERT de Lille

Mon avis sur le sujet : J'ai lu ce courrier des lecteurs dans le métro, et c'est vrai que j'ai eu l'air con... Je me suis vraiment bien marré... Tout seul... :) Sur la seconde idée, c'est vrai aussi que cela fait peur. Son omniprésence médiatique fait que l'on ne voit plus que lui, on entend plus que lui... D'ailleurs, c'est le 30 novembre la journée sans Sarko dans les médias non ? :)

Au passage, la nouvelle version de telerama.fr est sortie la semaine dernière... Allez voir ! :)

mardi 17 juillet 2007

Les médias, la politique et l'argent c'est depuis longtemps

Il faut couper court à certaines idées. Je commence un peu à en avoir marre d'entendre dire dans les médias que les médias - eux-même donc - ont moins de liberté qu'avant à cause des rapprochements entre les actionnaires / milieu de la finance et des grands groupes et la politique. Comme quoi Sarkozy serait oligarque des médias (Source : Le monde diplomatique), qu'il ferait peur aux médias (Source : Le monde) et même à une partie de la France. Oui, c'est vrai, des articles ont été censurés mis à l'écart pour différentes raisons. Mais cela existe depuis très longtemps dans les médias, que ce soit en presse écrite qu'en télé ou en radio.

Sarkozy a certes des amitiés entretenues avec des hommes d'affaires présents dans les médias comme Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe du même nom (Elle, Paris Match, Journal du dimanche, Europe 1...), Serge Dassault, propriétaire du Figaro, Alain Minc, ex-président du conseil de surveillance du Monde, Martin Bouygues, propriétaire de TF1, Vincent Bolloré (Matin plus, Direct 8...), ou Bernard Arnault, propriétaire de La Tribune (bientôt les échos ?). Sarkozy a certes fait censuré un livre sur Cécilia ou des informations qui auraient dû paraître dans différents journaux. Mais cela existe depuis longtemps...

Pour exemple, il ne faut pas oublier qu’en 1946, de Gaulle, appuyé par les Communistes, fut l’homme des nationalisations, outils indispensables à sa volonté de puissance (censure de l’information, main mise sur tous les ressorts de l’État et de l’économie).
Et Coluche ?

  • Novembre 1980. A quelques jours d'une intervention de Coluche sur Radio7, le directeur de Radio-France demande au directeur d'antenne de cette station d'annuler purement et simplement la diffusion de l'émission concernée. Scandalisé, le directeur de Radio7 démissionne.
  • 14 Décembre 1980. Le JDD publie le sondage où Coluche est crédité de 16 % d'intentions de votes. C'est l'événement du jour. Ce soir là, au journal de 20 heures, et sur les trois chaînes de télévision, c'est la visite du Premier Ministre québécois qui fait l'ouverture. Pas un mot sur Coluche.
  • Décembre 1980. Le Collaro-Show est l'émission comique la plus populaire en France. Stéphane Collaro invite Coluche pour lui offrir "un espace de liberté". Celui-ci en profite pour concocter un sketch sur un conseil des Ministres (avec à sa tête un Président porté sur la bouteille) où il n'hésite pas à régler ses comptes avec Valéry Giscard D'Estaing. En haut lieu, on ne supporte pas. Quelques heures avant la diffusion de l'émission, la direction d'Antenne 2 appelle Stéphane Collaro pour lui dire que l'émission ne doit pas comporter le sketch de Coluche. Fou de rage, Collaro déclare à son supérieur : "Si vous ne passez pas le sketch de Coluche, il n'y a pas d'émission..." La réponse de la direction ne se fait pas attendre : "Mais Monsieur il n'y a pas de problème, il n'y a pas d'émission !"

Autre exemple sous Chirac : Face au "non" au traité constitutionnel européen, l'Elysée a diffusé cette information "Rien sur la Turquie avant le 29 mai." France 2 a dû renoncer à un magazine sur la Turquie programmé pour l'émission "un oeil sur la planète"...

Et ce n'est qu'un tout petit aperçu de ce monde des médias qui se dit prêt à tout dénoncer mais qui reste en quête d'audimat et de ventes !

Pour avancer un peu sur la question, j'ai lu durant mes 10 jours à Ramatuelle le livre Comprendre les médias de Mireille Thibault qui nous explique à qui appartiennent les médias, qui contrôle de manière officielle leur contenu et comment tout cela est financé. Un livre vraiment très intéressant qui permet de faire un tour d'horizon très rapide des médias. Peut-être à mettre à jour malgré tout ! Comprendre les médias date tout de même de 2005.

Pour aller un peu plus loin dans la réflexion, je vous conseille aussi la lecture de l'ouvrage Les nouveaux chiens de garde de Serge Halimi - à ne pas confondre avec cette horde féministe qu'est les chiennes de garde. Vous apprendrez que déjà en 1997 Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada ou PPDA avaient la même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques...

Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans. "Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", belle sentence de Serge Halimi.

Il reste cependant vrai que la concentration de tous les médias dans quelques grands groupes et l'accumulation des censures doivent alerter les autorités de régulation afin que la parole médiatique ne soit pas une "mono-pensée"...

mercredi 23 mai 2007

La Fondation Jean-Luc Lagardère croît en vous ! Jusqu'à 50 000 € à gagner !

Judith, Annaellee et Lou, je pense que ce concours pourra vous intéresser. Makecurves, t'es trop vieux !

Pour les créatifs fumant de l' en herbe, voici une campagne qui vous intéressera. (houlàlà que de jeux de mots) La Fondation Jean-Luc Lagardère propose tous les ans aux jeunes créateurs ou professionnel des médias une Bourse des Talent. Dix Bourses de Talent sont attribuées chaque année par la Fondation Jean-Luc Lagardère. Leur montant va de 10 000 € à 50 000 € !
Qui peut de participer ? Les professionnels ou non des médias dans les domaines de l'écrit, de l'audiovisuel, de la musique et du numérique. Il faut cependant avoir moins de 30 ans ou moins de 35 ans pour les libraires. Voici pour les intéressés la répartition des montants des bourses :
- Auteur de Film d'Animation 30 000 €
- Ecrivain 25 000 €
- Créateur numérique 25 000 €
- Journaliste de presse écrite 10 000 €
- Libraire 30 000 €
- Auteur de Documentaire 25 000 €
- Musicien 25 000 €
- Photographe 15 000 €
- Producteur cinéma 50 000 €
- Scénariste TV 20 000 €

Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site fondation-jeanluclagardere.com. Vous avez jusqu'au 15 juin 2007 pour renvoyer votre dossier complet.

Voici une vidéo pour rire... (paraît-il, avec ma connexion nigérienne, je n'ai pas pu la voir...)

Deux autres sont disponibles : dailymotion.com/video/x1z5q4_contosionniste et dailymotion.com/video/x1z5st_ventriloque

Bon, moi je n'y participerai pas parce qu'il faut bien que je vous laisse une chance :D

mercredi 11 avril 2007

La fabrication de l'information de Florence Aubenas et Miguel Benasayag

Comment l'information est pré-fabriquée, manipulée et déformée pour plaire à la majorité. Comment l'on crée une société de l'impuissance en prônant la transparence des scandales.

Nous sommes dans une société de consommation passive mais critique. On dénonce les médias (M. Bayrou a poussé sa petite gueulante et le voilà sous les feux des projecteurs), les journalistes aux ordres, les manipulations de l'information et la "pensée unique" ; mais finalement on ne bouge pas plus. On continue à consommer du média sans chercher à le faire changer.
Dans cet ouvrage, Florence Aubenas et Miguel Benasayag nous livrent une analyse décapante des mécanismes de fabrication de l'information et de leurs effets. En montrant la façon dont l'idéologie de la communication façonne le travail quotidien des journalistes ("Pour lui, le majoritaire ne renvoie non pas au plus nombreux mais au dominant"). L'obsession de la recherche des faits vrais, l'idéal de transparence, "les journalistes s'efforcent bien d'informer objectivement, mais ils le font sur ce qu'ils croient subjectivement être important". Et la révélation des scandales, loin d'entraîner des révoltes citoyennes, contribue à fabriquer une société de l'impuissance. "Plus nous avons accès aux faits, plus nous nous noyons dans l'illusion. Cette avalanche de données contradictoires, suscitée par la presse elle-même, finit par se refermer comme un piège." Ouvrez les yeux ! Ma note : 8/10

Auteur : Florence Aubenas, Miguel Benasayag
Editeur : La Decouverte
Date de parution : octobre 1999
Collection : Sur Le Vif
Nombre de pages : 110 pages
Format : 12 cm x 19 cm
ISBN : 2707131121

lundi 12 mars 2007

En 2002, il arrivait une chose grave en France

Le 21 avril 2002 est arrivé une chose effrayante pour la France. Jean-Marie Le Pen est passé au second tour des élections présidentielles. De nombreuses raisons peuvent expliquer cette situation :
- Trop grande confiance de la part de Lionel Jospin
- Un programme PS trop à droite
- Une surmédiatisation de la violence (voyez le reportage Poison d'avril de William Karel)
- Des électeurs qui ne sont pas allés voter parce qu'il faisait beau...

Bref, on s'est retrouvé au second avec un Chirac contre Le Pen et surtout à aller manifester dans les rues en compagnie des personnes qui ne son pas aller voter. Voici un petit récapitulatif réalisé à l'occasion des 20 ans de M6.

Et voilà comment on pourra lutter contre le Front National (soyons futile, Mason :))

lundi 26 février 2007

La critique des médias gagne du terrain

Bourdieu et ses épigones doivent jubiler. Après François Bayrou et sa guerre aux « grands » médias, Ségolène Royal qui lui emboîte le pas, c’est au tour des médias eux-mêmes de mettre en cause, pour reprendre les mots d’un éditorialiste d’un quotidien du matin, « les grandes puissances médiatiques ». Cette critique des médias n’est donc plus réservée à quelques feuilles « alternatives ». Non, elle déborde aujourd’hui dans des journaux qui appartiennent pourtant à ces capitalistes abhorrés.

Lire la suite de cette article de Marie Dranem sur le blogmedias

vendredi 23 février 2007

La Une de Metropolitan revisitée par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales suédoises

Ca se propage, ça se propage... Tout doucement, mais sûrement sur la blogosphère. Cette vieille opération mené par l'agence Forsman & Bodenfors pour lutter contre la normalisation physique et la "sexualisation" des modèles dans les médias. Elle a été commandée par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales de Suède et a débuté par l'envoi de courrier à différents médias le 31 mars 2005.

L'idée était de montrer comment l'on pouvait transformer un mannequin et le rendre plus beau au goût de la majorité avec quelques coups de Photoshop.
Le site du Girlpower ré-expliquant le "pourquoi du comment" est toujours visible en ligne sur demo.fb.se. Vous y trouverez, en plus des différentes lettres qui ont été envoyées par l'agence aux différents médias, deux projets de spots télé que les chaines TV3 et TV4 (en Suède) ont refusé de diffuser.


Et bien entendu, le "pire", vous trouverez la démonstration flash de la transformation de Lynn, 14 ans. L'animation vous explique en 12 étapes toutes les retouches effectuées pour modifier le t-shirt, les hanches, les seins, les cheveux et surtout le visage : menton, pommettes, lèvres et dents, yeux et cheveux. Voilà de quoi dissuader les jeunes filles suédoises d'avoir recours à la chirurgie esthétique.

vendredi 16 février 2007

La confiance des Français dans les médias

Selon le vingtième baromètre annuel La Croix-TNS Sofres, 3 Français sur 4 (75%, -1) affirment suivre avec grand intérêt les nouvelles données par les moyens d'information, contre 24% (+1). Autre enseignement : pour 63% des personnes interrogées, les journalistes ne sont pas indépendants des pressions des partis politiques et du pouvoir, et pour 60% de l'argent. Ce sondage a été réalisé les 7 et 8 février derniers auprès d'un échantillon de 1 000 personnes.
A quelques semaines de la présidentielle, et tandis que les médias sont accusés de partialité par plusieurs candidats, ce sondage était particulièrement attendu.

Retrouvez la globalité du sondage sur le site de TNS Sofres.

dimanche 4 février 2007

Des bonnes nouvelles dans les médias, c'est vraiment trop rare

Connaissez-vous graines de changement ?

Un site d'information qui vous annonce des bonnes nouvelles. Ca nous change des attentats, du réchauffement de la planète ou des SDF qui meurent de froid.


Selon Elisabeth Laville, fondatrice, "déprimer les gens, ça ne fait pas avancer le schmilblic. (Elle croit) qu'il faut informer mais en même temps pousser à agir, montrer ce que chacun peut faire à son échelle", proposer des initiatives positives comme le font Greepeace ou le WWF. Sa crainte est de ressembler un jour aux altermondialistes "qui se plaignent, qui sont en colère, qui se bouffent la rate."


En attendant bon surf !

mardi 16 janvier 2007

Poison d'avril - Retour critique sur l'agenda médiatique en 2002

A quelques semaines de la présidentielle de 2002, les journalistes d'une chaîne de télévision se voient imposer à leur tête un nouveau directeur de l'information, prêt à tout pour redresser l'audience du JT. D'emblée, ses méthodes déplaisent fortement à Charles, rédacteur en chef que l'hospitalisation de son père gravement malade éloigne peu après de Paris. Il assiste à la montée en force, sur sa chaîne comme sur d'autres, de sujets liés à l'insécurité... jusqu'au « coup de tonnerre » du 21 avril.

Voilà le résumé du téléfilm... Un regard critique sur les médias et l'engrenage créé par la course à l'audimat. Si vous ne voulez pas revivre un 21 avril 2002, allez voter et ne croyez pas tout ce que vous raconte les médias. Comme il l'est bien dit dans Fight Club : Nous sommes manipulés par notre société de consommation.

Arte, le vendredi 19 janvier 2007 de 20h40 à 22h20 (100')
Showview : 546180
Téléfilm politique
Réalisateur : William Karel
Acteur : Olivier Gourmet (Charles), Bruno Todeschini (Simon), Anne Brochet (Laurence), Patrick Descamps (Ackerman), Valérie Leboutte (Alexandra), Grégoire Oestermann (Alban), Marilyne Canto (Nathalie), Antoine Mathieu (Colin), Florence Viala (Hélène), Aurélia Petit (Catherine), Fabio Zenoni (Milonet)
Scénario : William Karel, Olivier Gorce

vendredi 12 janvier 2007

Wii sex, Wii au sexe

Encore et toujours la Wii... On arrête pas de parler d'elle dans les journaux, à la télé, à la radio et surtout sur le Web... Avec la Wii, Nintendo a réussi à révolution le jeu vidéo. Un nouveau gameplay qui donne de nombreuses idées...

Comment une nana peut être avec un mec aussi laid... :)

lundi 26 juin 2006

Situations de crise: Pékin veut renforcer la censure sur les médias

Le gouvernement chinois veut renforcer la censure de la couverture des épidémies, accidents industriels ou catastrophes naturelles, avec l'introduction d'amendes pour les médias trop audacieux, a rapporté lundi la presse locale.

Selon une disposition d'un projet de loi sur les situations de crise examiné actuellement par le parlement chinois (Assemblée nationale populaire, ANP), les médias seront passibles d'une amende comprise entre 50.000 à 100.000 yuans (de 6.250 à 12.500 dollars), s'ils informent "de la gestion des urgences et de leur développement ou s'ils donnent de fausses informations", indique les Nouvelles de Pékin.

Le projet de loi ne précise pas si les médias étrangers pourraient être aussi visés.

La responsabilité de donner les informations reviendra aux gouvernements locaux, ajoute le texte cité par le journal, sauf si "cela met en danger la gestion des mesures d'urgence". Dans ce cas, le gouvernement central serait le seul responsable pour la diffusion des informations.

"La décision d'introduire une telle loi a été prise en mai 2003, durant l'épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), lorsque l'inexpérience du gouvernement à faire face à la situation de crise émergente avait conduit à l'un des plus graves risques sanitaires en Chine", indique de son côté l'agence Chine Nouvelle.

Ironie de l'histoire, cette loi ne pourra que renforcer la tentation des autorités d'étouffer les affaires, comme en 2003.

A l'époque de l'épidémie du SRAS, qui avait fait 800 morts dans le monde, dont 349 en Chine, il avait fallu attendre plusieurs mois pour que les médias étrangers relaient les déclarations depuis Pékin du professeur chinois Jiang Yanyong, dénonçant la propagation de la maladie.

Ce projet de loi est une nouvelle illustration de la volonté du régime communiste chinois de renforcer son contrôle sur les médias, alors que, depuis fin 2004, les mises au pas de la presse se sont multipliées.

(Source : AFP 26.06.2006 - 12:03)

lundi 24 octobre 2005

Utiliser les médias pour la dénoncer, l’art vu par Wang Du

Wang-du, le dissident chinois installé à Paris depuis 1990, est fasciné par la puissance des médias. Il dissèque les journaux, ausculte la télé, sonde sur Internet. Il en retient les images les plus surprenantes et les recycle en 3D. "Je ne juge pas, je ne dénonce pas. Je montre à ma façon", déclare-t-il.

Wang Du est né en 1956 à Wuhan, dans la province du Hubei, au centre de la Chine. Il appartient à la génération qui a grandi durant la Révolution culturelle. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Canton, il réalise plusieurs projets et actions en Chine et devient professeur d’architecture, designer et multiplient les activités rebelles aux yeux du pouvoir chinois. Les événements de la place Tiananmen lui vaudront neuf mois de prison. A sa sortie, en 1990, il se réfugie en France.

Wang Du découvre le tourbillon médiatique, la société de consommation de l’information. Wang Du trouve une nouvelle voie à son combat. Il lutte contre le déferlement incessant d’images parfois manipulatrices. Il se fait connaître sur le plan international lors de la Biennale de Venise en 1999, grâce à une installation de sculpture intitulée Marché aux puces. Sur une table de 9 mètres de long se côtoyaient Monica Lewinsky, Yasser Arafat et Patrick Poivre d'Arvor, comme un écho au télescopage médiatique du moment.

Il expose jusqu’au 29 octobre 05 à la Galerie Laurent Godin à Paris, puis au Yerba Art Center de San Francisco du 18 novembre au 4 mars 06, ainsi qu’à la Galerie Baronian-Françey à Bruxelles en janvier 06.

Galerie Laurent Godin
5, rue du Grenier Saint-Lazare
75003 Paris
Tel. : 01 42 71 10 66 - www.laurentgodin.com